‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 275 sur 297 · LIVRE I, CHAP. XX · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAP. XX

des temmes et des enfans, la visitation de personnes estonnees et transies, l’assistance d’un nombre devalets pasles etéplorés, une chambre sans jour, des cierges allumez, nostre chevet assiegé de medecins et de prescheurs: somme, tout horreur et tout effroy autour de nous.

Nous voyla des-ja ensevelis et enterrez. Les enfans ont peur de leurs amis mesmes quand ils les voyent masquez, aussi avons nous”. Il faut oster le masque aussi bien des choses, que des personnes : osté qu'il sera, nous ne trouverons au dessoubs que cette mesme mort, qu'un valet ou simple chambriere passerent dernierement sans peur. Heureuse la mort, qui oste le loisir aux apprests de tel equi-

page”.

Ligne 5) a : médecins, somme — 14) : a, a, b : mort et heureuse trois fois, qui.

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