‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 107 sur 188 · ENSUITE TOUS LES CONJURÉS ET DES SOLDATS. P ROCI DA · texte numérisé non relu

ENSUITE TOUS LES CONJURÉS ET DES SOLDATS. P ROCI DA

Rendez-nous Conradin.

CHARLES

H a fui loin de moi ; Mais une autre victime attend mes coups : c'est toj^. ( // tire un poignard sur Procida : les deux conjures l'arrêtent et le désarment. )

PROCIDA

Tu feras mictix un jour : inhabile et novice, 5 17

Ta main s'affermira dans ce noble exercice.

[Il ouvre les portes du palais à un grand nombre de conjurés. ) Entrez , amis. Ce fer soulevé sur mon sein Vient d'armer le tyran , qui se fait assassin. Tandis qu'un saint monarque, assis au pied d'un chén Emprunte aux cieux les lois de la justice humaine , Son frère en ce palais se recueille à l'écart, Et ne connaît de lois que celles du poignard. Conradin ! rends-le nous.

CHARLES

La tour vous est ouverte :

Visitez à loisir cette prison déserte.

Conradin , à ma rage enlevé trop souvent , Si vous l'y retrouviez, ne serait plus vivant. Mais, hélas! contre moi tout est d'intelligence. Faut-il garder la haine et perdre la vengeance!

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