‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 135 sur 188 · A.CTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

A.CTE II, SCÈNE II

Reconnaître sa voix près de notre demeure ; Mais non , je m'abusais. Rentrons.

SIARRA.

Aimable enfant , Restez, ne craignez rien : votre âge vous défend.

UB ALDI.

Je n'ai point jusqu'ici connu la défiance : Elle ne vient, dit-on, qu'avec l'expérience.

SIARRA.

Ou qu'avec le malheur.

UBAIiDI.

Seriez-vous malheureux ?

Dites-le moi : mon père est tendre et généreux ; Il vous soulagera comme on soulage un frère.

SIARRA.

11 se nomme?...

U B ALDI.

Ugolin.

a/|0 TJGOLIN.

SIARRA.

O rencontre prospère !

Quoi ! vous êtes le fils de cet homme vanté , En qui de nos aïeux revit Taustérité ; Dont la vertu sévère à la valeur s'allie ; Dont le nom, proclamé dans toute l'Italie, Est la terreur du crime et l'appui du malheur ?

U B ALDJ.

J'entends parler souvent de sa haute valeur.

On le dit bon guerrier... je sais qu'il est bon père.

SIARRA.

Le ciel de ses vertus lui devait le salaire ; Il les possède en vous.

u B ALDI.

Déjà luit le soleil , O mon père ! ô combien sera doux ton réveil , Toi qui ne comptes pas de jours plus favorables Que ceux oii ta bonté secmirt des misérables !

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