ACTE I, SCÈNE IX. 3i
Vous, dont le cœur jaloux, inflexible , odieux , Eu les représentant ferait haïr les dieux !
CORÉSUS.
De ce temple outragé si tu ne crains le maître , Crains au moins ma fureur et sache me connaître ; J'unis au sang des rois le pur sang des guerriers. Si les bandeaux du prêtre ont couvert les lauriers, Corésns n'est pas moins ton égal par l'épée. Ne nous vante donc plus ta gloire anticipée : Avant que sur nos bords on eût redit ton nom , Le mien était déjà fameux dans Calydoii.
AGÉNOR
Il faudra l'attester par des preuves plus sûres. Tu n'es pas enchaîné sous ces voûtes obscures, Et du temple au palais tu passes tour à tour : Nous pourrons à l'écart nous rencontrer un jour,
C'était là ma plus secrète envie.
32 CORÉSUS.
CALLlllRHOÉ.
Ah! s'il vous faut du sang, ciuels, prenez ma vie; Mais ne transformez pas ces parvis protecteurs En cirque préparé pour des gladiateurs.
Ne vous alarmez pas, madame; qui vous aime, Apprit à respecter et les dieux et vous-même. Si Corésus l'oublie, excusez son erreur. Ce qu'il appelle amour n'est que haine et fureur: Malheureux, il ignore, en sa toute-puissance. Le charme du respect et de l'obéissance.
CALLIRRHOÉ.
Au nom de ce respect , seigneur , ne tardez plus , Sortez.
Que je vous laisse auprès de Corésus Subir de ses discours l'injure humiliante;
CALLIRUHOÉ.
S'il osait oublier les droits de suppliante,