I.K SOI. DVT
A tout dit. Dans votre sort funeste , Songez à rassembler la force qui vous reste , Vous en avez besoin.
UGOLI N.
Achevez... je frémis.
LE SOLDAT
Déplorable Ugolin ! vous n'avez plus qu'un fils.
Éraldi!...
LE SO LDAT.
Votre fils est mort pour la patrie, Est mort digne de vous.
O douleur! ô furie î Funéraires lauriers , stériles monuments ! Me rendrez-vous mon fils et ses embrassements?
LE SOLDAT
La nuil seule a trahi les efforts de mon zèle :
Je cherchais Éraldi ; mais, quand mon bras fidèle Au prix de tout mon sang allait le secourir, Je ne l'ai retrouvé que pour le voir mourir. « Va porter, m'a-t-il dit, mes adieux à mon père; Remets-lui cette offrande et douloureuse et chère , Ce tissu teint du sang de son malheureux fils , Ce fer , qui par ses mains à mes mains fut transmis , Et dont j'aurais voulu faire un plus long usage. Dis-lui que ma valeur n'a cédé qu'au courage. S'il doit apprendre un jour sous quels coups je péris, Qu'immolant sa vengeance à mes mânes chéris, De mon noble adversaire il épargne la vie. » Il dit, et la lumière à ses yeux est ravie. Et votre fils, seigneur, entre mes bras tremblants. Ne laisse qu'un corps pâle et des débris sanglants. UGOLIN, regardant Vépée de son fils.
{^au soldat. ) For sacré! don de mort, venge mon fils. Achève.