‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 17 sur 188 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

CORESUS.

Abrégeons les discours. Je n'irai point , madame , Vous occuper encor des troubles de mon ame; Je vous en ai lassée, et depuis trop long-temps. Les entretiens d'amour sont pour les cœurs contents: A l'heureux Agénor réservez tous leurs charmes. Ce jour peut toutefois essuyer bien des larmes ; Ainsi que mes tourments il peut finir vos maux. Le ciel est en courroux. Cet hydre , ces fléaux Vengent de notre hymen la pompe retardée ; Car enfin par le ciel vous m'étiez accordée : D'un injuste refus votre père est puni; Son peuple même expire, a ses destins uni. Madame , voulez-vous les sauver l'un et l'autre ? Prononcez mon bonheur, et peut-être le vôtre; Oubliez Agénor pour im père et pour vous, Et dans l'ami des dieux acceptez un époux.

36 CORÉSUS.

[Aux prêtres.) Je ne vous retiens plus. Jusqu'au pied des portiques , Escortez la princesse. A vos dieux domestiques Confiez-vous, madame, et les interrogez.

Dansuneheure, en ces lieux, je vous attends: songez Que ce dernier instant de notre sort décide ; Songez que le refus serait un parricide.

FJN DU PRî: MTF.r. ACTE.

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