‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 171 sur 188 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

Accorder à mon frère un pardon généreux. Hélas ! si vous saviez comme il chérit son père !

UGOLiN, à part.

Il déchire mon cœur.

UBALDI.

Pourquoi ce front sévère ? Vous ne l'aimez donc plus? S'il perdait votre amour, J'en suis sûr, Éraldi perdrait aussi le jour.

UGOLIW.

Laisse-moi seul, mon fils.

UBALDI.

Quoi!...

Laisse-moi, te dis-jç.

( à part. )

Pour la première fois sa présence m'afflige.

ub'aldi, à part.

Qu'ai-je fait à mon père ? il m'éloigne de lui.

Tous les jours il me cherche; il m'évite aujourd'hui.

N'importe! obéissons, respectons sa colère.

Mais quel morne appareil!.. Juste dieu! c'est mon frère!

UGOLIK. \

à part. '

Que fais-tu, malheureux? O mortel désespoir!

UBALDI.

Comme son front est pâle! Oh! venez donc le voir! Regardez , regardez , mon père !

UGOLIN, à part.

Je succombe.

UBALDI.

Quel effrayant sommeil !

Le sommeil de la toml>e.

UBALDI.

Il est mort!... Éraldi! malheureux Éraldi! j

Que je t'embrasse encor !

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