ACTE V, SCÈNE I. 3i
UBALDI.
J'entends du bruit sous cette voûte obscure.
Peut-être on nous apporte un peu de nourriture.
UGOLirr, a part.
Fatale erreur !
UBALDI, écoutant.
Personne. Hélas ! Je me trompais.
Personne.
UGOLIN, h part.
Affreux instants !
UBALDI.
Quand viendra-t-on ?
UCOLIW.
Jamais.
UBALDI.
Jamais ! Il faudra donc que la faim nous dévore !
Terre, terre! ouvre-toi.
UBALDI.
Si j'étais seul encore !
3i8 UGOLIN.
Mais vous ! quoi ! sous mes yeux je vous verrais mou rir ! Qu'Ubaldi de son sang ne peut-il vous nourrir!
UGOLIN, à part.
Trop heureux Éraldi ! que je te porte envie ! Le glaive des combats a terminé ta vie. Une éternelle mort, prolongeant ses horreurs, N'a point glacé ton sein de ses lentes terreurs. A combien de tourments le sort affreux me livre Avant de m'accorder la douceur de te suivre ! Séparé des humains, funèbre prisonnier, Il me reste à mourir, à mourir le dernier ! De la mort d'Ubaldi la mienne précédée... Je ne puis supporter cette accablante idée.
UBALDI.
Je sens que le sommeil pèse cncor sur mes yeijx. Quelle humide vapeur on respire en ces lieux ! Je suffoque... Un air pur me rendrait à la vie : Si nous pouvions sortir!... La force m'est ravie;