‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 187 sur 188 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

rGOLiN, à Siarra , en lui montrant son fils. C'est mon seul héritage.

A vous, à Corali je le lègue en partage. Ce dépôt précieux vous était réservé :

Daignez le recevoir. Près de vous élevé, Instruit par mes revers et par votre misère, <Jiie mon fils soit du moins plus heureux que son père ?

SIARRA.

lJti\ c'est moi, c'est moi seul qui suis votre assassin; Mon bras seul a plongé la mort dans votre sein. * . A mes destins cruels quel dieu fatal préside? Siarra dans un jour est deux fois homicide ! J'ai tué votre fils, je vous tue après lui. . *

Mais enfin, grâce au ciel, mon dernier jour à lui.. Misérable ! il est temps de te faire justice. Recevez en mourant ce dernier sacrifice. Je vous suis dans la tombe.

( // veut se frapper ; Lorenzo le retient. )

UGOUN.

Arrêtez, malheureux.

SIARRA.

En me laissant périr montrez-vous généreux.

Vivez pour accomplir ma volonté dernière. Aux cendres de mon fils rejoignez ma poussière. Vivez , je vous l'ordonne au nom de mes malheurs. Recevez mes adieux , et retenez vos pleurs.

UBALDI.

Vous m'allez donc quitter!

La force m'abandonne...

Mon fils, je te bénis; et vous, je vous pardonne. Adieu... Songez à moi quand je ne serai plus.

LORENZO

Il expire!

UBALDI.

Mon père!

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