ACTE V, SCÈNE II
rGOLiN, à Siarra , en lui montrant son fils. C'est mon seul héritage.
A vous, à Corali je le lègue en partage. Ce dépôt précieux vous était réservé :
Daignez le recevoir. Près de vous élevé, Instruit par mes revers et par votre misère, <Jiie mon fils soit du moins plus heureux que son père ?
SIARRA.
lJti\ c'est moi, c'est moi seul qui suis votre assassin; Mon bras seul a plongé la mort dans votre sein. * . A mes destins cruels quel dieu fatal préside? Siarra dans un jour est deux fois homicide ! J'ai tué votre fils, je vous tue après lui. . *
Mais enfin, grâce au ciel, mon dernier jour à lui.. Misérable ! il est temps de te faire justice. Recevez en mourant ce dernier sacrifice. Je vous suis dans la tombe.
( // veut se frapper ; Lorenzo le retient. )
UGOUN.
Arrêtez, malheureux.
SIARRA.
En me laissant périr montrez-vous généreux.
Vivez pour accomplir ma volonté dernière. Aux cendres de mon fils rejoignez ma poussière. Vivez , je vous l'ordonne au nom de mes malheurs. Recevez mes adieux , et retenez vos pleurs.
UBALDI.
Vous m'allez donc quitter!
La force m'abandonne...
Mon fils, je te bénis; et vous, je vous pardonne. Adieu... Songez à moi quand je ne serai plus.
LORENZO
Il expire!
UBALDI.
Mon père!