ACTE II, SCÈNE I
CORÉSUS.
Une invisible main qui pèse sur ma tête;
Une secrète voix qui me dit : « Corésus !
Si tu sors de ces murs , tu n'y rentreras plus. »
L'amour aussi m'arrête. Oui , je te le confie ,
Voici l'heure où j'attends le destin de ma vie ;
Ami , Callirrhoé décide en ce moment
Entre les joufs d'un père et le sort d'un amant.
Prêtres , accompagnez dans la pompe suprême
Cet ami , désormais l'image de moi-même :
Aimé des immortels , cher à nos citoyens ,
Qu'il marche mon égal à vos yeux comme aux miens.
Allez; rapportez-nous des paroles propices.