ACTE II, SCENE III. A
Des sucs réparateurs que leur ciel fait écloi-e S'empressant de m'offrir les trésors bienfaisants, Uniront à l'cnvi leurs soins à leurs présents.
CALLIRRHOK.
Je n'ose l'espérer.
COR É su s. Rassurez -vous, madame :
Un fortuné présage a passé dans mon ame ; Je ne sais, mais le ciel semble, dès ce moment, Vous accorder le prix d'un noble dévoûment. Ainsi que les discours, il entend la pensée. D'avance ma prière est peut-être exaucée ; Et délivré du coup d'heure en heure attendu. Peut-être le monarque à la vie est rendu.
CALLIRRHOÉ.
s'il est vrai, Corésus, que par vous il respire, Héritez de mes droits, régnez sur cet empii'e, Que lui-même, Agénor, vive sous votre loi.. 5 5
5o CORÉSUS.
Mais soyez généreux : par pitié laissez-moi Consacrer ma jeunesse aux autels de Diane.
CORÉSUS.
Non ; j'atteste mes feux et l'amant d'Ariane, Et les dieux de l'Olympe, et les dieux des Enfers, Et tous les maux enfin que par vous j'ai soufferts ! Nul pouvoir n'éteindra l'ardeur qui me possède. Aux autels de Diane il faut que je vous cède ! Périssent ces autels, renversés par mes coups, Avant que je renonce à mourir votre époux !
C ALLI RRHO É.
Prince, de vos transports quelle est la frénésie! Ah ! lorsqu'aprés l'hymen la sombre jalousie Renaîtra plus terrible en vos sens éperdus, Agénor...
CORÉSUS.
Agiénor! je ne le craindrai plus.
c ALLIRKHOÉ.
Arespecter ses jours vous saurez vous contraindre?