‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 48 sur 188 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CHARLES D'ANJOU, ADIMAR.

CHARLES

HiH bien, cher Adimar, puis-je espérer enfin D'attacher l'infamie au nom de Conradin ? Les juges voudront-ils condamner sa mémoire ?

ADIMAR.

Les juges sont à nous.

CHA&LES

Faudra-il les en croire ?

Dis.

AUIUAR.

Aux vœux du monarque ils sauront obéir ; J'ai reçu leurs serments.

CHARLES

Qui se vend peut trahir.

Quels gages de leur foi ?...

ADIMAB.

La crainte , l'espérance.

Ils savent quels bienfaits paîront leur déférence ; Ils savent qu'un regard les ferait tous rentrer Dans l'ombre d'où leur maître a daigné les tirer. Pour eux des magistrats dont ils prennent la place La chute est un avis , l'exemple une menace. Choisis par vous au sein de vos principautés , Par vous rendus garants du sort de leurs cités ,

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