ACTE II, SCENE I
Une dernière fois vous appeler mon père.
( Ils se tiennent quelque temps embrassés. )
ÎROriDA.
Charles plus que jamais nous menace aujourd'hui : Sachons qui doit périr ou de nous ou de lui.
Nous le saurons danspeu. Mais d'une longue absence Il me tarde...
Bientôt vous revenez Ernancc.
Surtout ne craignez pas que mon cœur affaibli Laisse tomber la gloire en un honteux oubli. L'amour sera pour moi l'aiguillon du courage. Mes valeureux Saxons survivent au naufrage, Peu nombreux, il est vrai; n'importe! des soldats Il faut compter les cœurs encor plus que les bras. Aimé d'Ernance, aidé de votre noble zèle,
Que ne ferais-je pas ? Je combattrai pour elle.
PROCIDA
Vers l'asyle voisin retournez un instant ;
Je cours la préparer au bonheur qui l'attend.
Elle vient : hâtez-vous,