SCÈNE IV
ERNANCE, CONRADIN, PROCIDA.
coNRADis, à part.
Mon nom n'est point encore effacé de son ame î
PROCIDA, à Emanée.
Tiens, voilà l'inconnu que ta frayeur réclame.
Ciel ! Conradin !... Mon père , est-ce lui que je vois ? Je crains de m'abuser.
Reconnîùssez sa voix :
C'est lui, c'est Conradin, c'est un ami fidèle, Qui vécut pour Ernance , et qui mourrait pour elle.
ERN ANGE
Je sens fléchir mes pas et défaillir mon cœur. J'ai supporté les maux , je succombe au bonheur.
( A Procida. ) ( Âpres un instant, )
Soutenez-moi... Je sens raa. force ranimée. Je puis jouir enfin du charme d'être aimée. Oh! quel prodige heureux vous rend à nos transports, Cher prince?
Des malheurs, de stériles efforts.
Mais est-il un revers que ce moment n'efface ?
ERN ANC E
Et j'allais vous livrer au coup qui vous menace !