ACTE II, SCENE IV
Tremblante pour mon père...
Eh quoi ! qu avez-vous dit ?
Ses jours sont exposés?...
ERNANCE.
Aux rigueurs d'un édit :
Qui sauve un fugitif au supplice s'apprête.
PROCID A.
Je ne le cache plus, le glaive est sur ma tète; Je le brave.
Grand dieu !
PROCID A.
Qui peut vous étonner ?
Et j'étais revenu pour vous assassiner!
Procida, sous ces murs nous sommes seuls : personne Au sein de ce palais encor ne me soupçonne, Kt mon déguisement abuse les regards.
Il faut nous séparer: embrassons- nous ; je pars-.
Adieu, mon père! Ernancc; adieu...
Qu'osez-vous dire ?
Restez...
Non; pour vous perdre un instant peut suffire. Adieu.
P ROCIDA.
Restez. Sur vous mes droits sont absolus; Votre sort désormais ne vous appartient phis. Vous n'accomplirez pas votre dessein funeste; C'est le ciel, c'est rhonneur,c'cst v ous quej'en atteste. Je le répète encor, votre vie est à moi. Permettez qu'à genoux je commande à mon roi.
Non, non, c'est à moi seul de mourir.
PROCIDA
Il faut vivre;