SCÈNE IL PROCIDA, CONRADIN, les conjurés
PROCIDA
Fidèles conjurés, Non sans un juste orgueil près de moi je rallie Ces héros dont les noms remplissent l'Italie , Dont les bras pour l'honneur ont souvent combattu, Princes par la naissance , et rois par la vertu : Vous que Mainfroi mourant invoqua pour sa fille, Magnanime Henri , l'espoir de la Castille ; Vous, courageux Raymond, notre plus ferme appui, Qui, blessé pour Conrad, vouliez mourir pour lui; Vous qui par les bienfaits régnez sur votre Flandre, Ennemi du tyran dont vous fûtes le gendre , Brave Robert; vous tous, honorables amis. Qui tiendrez plus encor que vous n'avez promis !
i4o CONRADIN.
ROBERT DE FLANDRE, baS , à Procidu.
Devant cet étranger peut-on parler sans feindre ?
Parlez : ce n'est pas lui , croyez-moi , qu'il faut craindre. Au sort de Conradin attaché dès long-temps...