‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 79 sur 188 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PROCIDA, ADIMAR.

PROCIDA

Auprès de moi Quel si grand intérêt vous amène?

ADIMAR.

Le vôtre.

PROCIDA

Le mien! je l'avoûrai, j'en soupçonnais un autre.

i5o CONRADIN.

ADIMAR.

Par vos préventions vous laissant asservir, Réservez-vous l'offense à qui vient vous servir?

PR oc I D A.

Vous, lîie servir!

ADIMAR.

Du roi je ne suis qu'interprète.

Vous avez au nialliour ouvert une retraite, On le dit, et le roi vient d'en être informé. Mais il sait que l'édit n'était point proclamé, Et que votre pitié , dès lors moins criminelle , N'annonçait point en vous les desseins d'un rebelle. Il ne demande pas les jouis de ce proscrit. Mais qu'il parte à l'instant ; c'esttout ce qu'il prescrit. Sa loi , convenez-en , n'est pas trop rigoureuse.

PRO C IDA

Certes! je reconnais sa bonté généreuse : De l'en remei'cier veuillez prendre le soin.

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