‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 80 sur 188 · ACTE III, SCÈNE V. i5i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. i5i

Qu'il sache que pourtant je n'en ai pas 1 besoin; Que si d'un opprimé j'adoptais l'infortun e , Je saurais avec lui faire cause commune. Et qu'on ne verrait pas mon faible dévoA na«nt Avec l'autorité transiger lâchemçnt.

ADIMAR.

Et vous ne craignez pas...

paociDA.

Je connais peu la ci ainte.

Je me suis déclaré sans aucune contrainte ; J'ai devant le roi même attaqué son édit ; Il me paraît injuste , odieux : je l'ai dit; Je le soutiens.

ADIM A R.

Ainsi vous avouez sans feindre Que l'ayant réprouvé vous auriez pu l'enfreindre?

P-ROC I DA

Qui m'interroge ici d'Adimar ou du roi ?

iSa CONRADIN.

ADIMAR.

J'interrog e en son nom.

Digne et nouvel emploi !

Vous ne vous bornez plus à soudoyer des juges, A trom per les esprits par de vils subterfuges: Artisat i de forfaits, perfide délateur. Il vou s manquait encor le nom d'inquisiteur.

ADIMAR.

Proc ida! plus long-temps pensez-vous que j'endure..

PROCIDA

/ous devez être fait au mépris, à l'injure.

Au complaisant d'un roi sied mal tant de fierté.

A DIMAR.

Je saurai te punir de ta témérité.

Soldats, paraissez tous, et visitez sur l'heure

Du traître Procida la suspecte demeure.

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