D'HOMÈRE ET D'HÉSIODE
V^i'ÉTAiT dans la Calcide. A ses festins funèbres Ganictoi-, appelant tous les chantres célèbres, Pleurait Aipphidamas ; et des jeux solennels Achevaient d'apaiser les mânes paternels. Trois fois la nuit sacrée a fait place à-l'aurore, Et le cii'que poudreux vient de s'ouvrir encore.
Les lutteurs sont armés de leurs cestes pesants ; L'huile coule à flots d'or sur leurs membres luisants, Cependant que, jaloux d'un glorieux salaire. Les chars ont déployé leur course circulaire. -
Mais les derniers rayons du troisième soleil Vont d'un combat plus noble é(;lairer l'appareil : -Nouveaux Automédons ! d'une main empressée Sur les essieux brûlants jetez l'onde glacée; Vers la crèche abondante emmenez les coursiers , Et séchez vos sueurs aux flammes des foyers. Que de ses longs efforts l'athlète enfin respire. Et vous, peuple ! écoutez : les maîtres de la lyre, Hésiode encor jeune, Homère déjà vieux.
Se disputent le prix des chants harmonieux. Du laurier d'Hippocrène une branche sacrée S'agite dans la main du poète d'Ascrée; En ces mots il commence , et ses nobles chansons