‹ uvres complètes de Millevoye (volume 4)Chapitre 3 sur 100 · LIVRE I. 8i · texte numérisé non relu

LIVRE I. 8i

Arbuste en un seul jour détruit ,

Quelques fleurs faisaient ma parure,

Mais ma languissante verdure

Ne laisse après elle aucun fruit.

Tombe, tombe, feuille éphémère!

Voile aux yeux ce triste chemin.

Cache au désespoir de ma mère

La place où je serai demain.

Mais vers la solitaire allée

Si mon amante désolée

Venait pleurer quand le jour fuit ,

Éveille par un léger bruit

Mon ombre un instant consolée. »

Il dit, s'éloigne... et sans retour!

La dernière feuille qui tombe A signalé son dernier jour.

Sous le chêne cm creusa sa tombe.

8a ELEGIES.

Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée :

Et le pâtre de la vallée Troubla seul du bruit de ses pas Le silence du mausolée *.

* Telle était la version qui remporta le prix au con* cours des Jeux Floraux ( Voyez deux autres versions dans les notes).

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