‹ uvres complètes de Millevoye (volume 4)Chapitre 63 sur 100 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Mais, noble ami, plus léger que les vents, Tu dors couché sous les sables mouvants.

Tu vis souvent cette jeune Azéide, Trésor d'amour, miracle de beauté; Tu fus vanté de sa bouche perfide ; Ton cou nerveux de sa main fut flatté. Moins douce était la timide gazelle ; Des verts palmiers elle avait la fraîcheur... Un beau Persan me déroba son cœur; Elle partit!... tu me restas fidèle.

Mais, noble ami, plus léger que les vents, Tu dors couché sous les sables mouvants.

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