LIVRE III
Viens , et pour toi que rayonne sans cesse L'astre éclatant de la prospérité !
— Tu vois la tombe où veille ma tristesse : Tel est mon cœur : il ne peut se rouvrir. Mon père est mort; seul il fut ma richesse : Pauvre il vécut, pauvre je veux mourir. »
Et, défaillante, elle embrasse en silence Le sol funèbre, objet de tous ses vœux; Et du cyprès que la brise balance L'ombre se mêle au noir de ses cheveux. Sa voix mourante à son luth solitaire Confie encore un chant délicieux; Mais ce doux chant, commencé sur la terre ^ Devait , hélas ! s'achever dans les cieux.
aïo CHANTS ÉLÉGIAQUES.