‹ uvres complètes de Millevoye (volume 4)Chapitre 81 sur 100 · COMBAT D'HOMERE ET D'HESIODE · texte numérisé non relu

COMBAT D'HOMERE ET D'HESIODE

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Varron , Plutarque , Philostrate, Érasme et quelques autres , prétendent qu'Homère et Hésiode furent contemporains. Leur combat dans la Calcide est d'invention moderne ; mais l'idée en est heureuse et poétique. Cette pièce , interprétée par Bamès , est postérieure à l'empire d'Adrien , puisqu'il y est fait mention de l'oracle rendu à cet empereur.

Du laurier d'Hippocrène une branche sacrée S'agite dans la main du poète d' Ascrée ; En ces mots il commence ; et ses nobles chansons De la lyre jamais n'empruntèrent les sons.

Dans un de ses poèmes ( la Théogonie ) Hésiode se représente ainsi , chantant ses vers , une branche de laurier a la main. Il dit , en parlant des Mus«s :

Apét}»a(i6ai, ôsiriTov.

©EorowiA, vers 3o.

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Sur le mont des Neuf Sœurs, je portais la houlette ; Elles vinrent , un jour , au milieu des troupeaiix , Saluer le pasteur du doux nom de poète ; Je visitai leur temple, et portai leurs bandeaux.

Al vu «06' èaio'^ou xoXriv è<Jt(JaÇav àoi^Tiv Âpvat; iroifxaîvovô* É),t)cS>voç ûtto Çaôéoio.

©Eor. vers 22.

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Jupiter ne meurt point : le sang de l'hécatombe Jamais ne rougira le marbre de sa tombe; Sur sa tombe jamais les coursiers indomptés N'iront briser les chais dans la lice emportés.

Ces quatre vers sont imités du chant d'Homère dans sa lutte avec Hésiode.

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Redoute cependant les fêtes d'Ariane, Crains l'Amour, crains l'Eubée et ses flots ennemis ! Ta dernière heure est proche : invoqué par Diane, Jupiter Néméen aux Parques t'a promis.

La prêtresse de Delphes avait adressé à Hésiode cette prédiction que je place ici dans la bouche d'Homère. Elle ne tarda pas à s'accomplir. Des jeunes gens, soupçonnant Hésiode d'avoir séduit leur sœur , le tuèrent sur les rivages de l'Eubée , consacrés autrefois à Jupiter Néméen. On célébrait alors la fête d'Ariane.

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Ganictor né timide , etc.

Je me suis borné à un très-petit nombre d'imitations; les autres circonstances m'appartiennent. J'ai

aa8 NOTES.

surtout cherché à conserver aux deux interlocuteurs le caractère de style qui les distingue. Il règne , dans le coui-s de leur dialogue , une philosophie mêlée de quelque tristesse ; car des chants consacrés à une fête funèbre devaient naturellement rentrer dans le domaine de l'Élégie.

DANAE.

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Danaé était fille d'Acrisius , qui , effrayé par un oracle , l'exposa sur les flots avec le fils qu'elle avait eu de Jupiter. Un de nos plus savants philologues , M. Boissonnade , a traduit et commenté le court passage où Simonide exprime les angoisses de cette malheureuse mère. Les nouvelles leçons qu'il adopte sont parfaitement conformes à l'esprit du texte , et sa traduction se distingue par une douce et élégante simplicité.

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