‹ uvres complètes de Millevoye (volume 4)Chapitre 85 sur 100 · AU TOMBEAU DE SON COURSIER · texte numérisé non relu

AU TOMBEAU DE SON COURSIER

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On connaît l'attachement des Arabes pour leurs chevaux, elles services que leur rendent ces sobres

et rapides compagnons d'une vie errante et belliqueuse.

C'est le cheval arabe qui est représenté dans ce passage sublime du livre de Job :

Numqitid prcebebis equo fortitudinem , atit circumdabis collo ejus hinnitum ?

Numqnid stiscitabis eum quasi locustas P Gloria nariitm ejus terror.

Terram ungtdâ fodit , exultât audacter : in occursum permit armatis.

Conte mnit pavorem , nec cedit gladio.

Super ipsiiin sonabit pharetra, vibrabit hasta et clîpeus,

Fervens et f'remens , sorbet terram , nec reputat tubce sonar e clangorem.

Ubi audierit buccinam , dicit vah ! Procul odorattir bellum, exhortationem ducum et ululatum exercitûs.

Dans la tragédie àH Abufar, où le respectable Ducis a si bien peint les mœurs du désert , Pharan pai le ainsi de sou coursier fidèle :

244 f^OTES.

J'ai nourri de ma maiu ce coursier généreux Qui devance les vents , ou qui vole avec eux ; Que pour l'Arabe exprès la Nature a fait naître ; L'ami , le compagnon , la gloire de son maître , Eu tout temps , en tout lieu lui prêtaut sou appui ; Qui couche sous sa tente et combat avec lui.

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