LE BUCHER DE LA LYRE
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Ou chercher à Céos du touchant Simonide Les nobles vers, perdus dans la nuit du passé.
Simonide, traité avec un peu de rigueur par Quintilien , excellait dans la peinture des affections douloureuses. Catalle disait : Mœstius lacry-mis Simonideis.
Elle a cessé. Les feux qu'allume le zépliyre , A travers les parfums emportent ses adieux ; Et toutefois j dit-on , des cendres de la lyre S'exhala jusqu'au soir un bruit mélodieux.
La lyre du poète , condamnée au bûcher en expiation de ses accords indiscrets , et chantant ellemême son hymne funèbre, n'offrait -elle pas une composition assez neuve par sa forme antique?
Il m'a semblé que la poésie ne reproduirait pas sans quelique charme les derniers adieux d'une lyre : novissima verba.
LA SULAMITE
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Cette Élégie est tirée du Cantique des Cantiques, pastorale charmante attribuée à Salomon , et imitée par Voltaire , avec la piquante originalité qui caractérise les plus légères productions de ce talent supérieur. J'espère que mes lecteurs voudront bien oublier un instant l'imitation de Voltaire, et ne comparer la mienne qu'à l'original.