LE BEAU LOIS
Aux bords de Seine errait le beau Lois Isis un jour vit sa grâce enfantine , Et lui donna deux bouquets de maïs , Plus un baiser de sa bouche divine.
A son retour , que fit le beau Lois ? Naïvement il remit à son père Les deux bouquets de l'immortelle Isis ; Mais il garda le baiser pour sa mère.
* Je dois le sujet de cette pièce à l'auteur de Paul et Virginie et des Études sur la Nature : je voudrais aussi lui avoir emprunté le charme de son talent.
iQO ROMANCES.
De ces bouquets le père de Lois Sema les grains sur le fécond rivage; Et désormais, savourant le maïs, L'homme à ses pieds foula le gland sauvage.
Certain Druide, envieux de Lois, A l'innocent qui le nommait son père Fit expier le don sacré d'Isis, Et l'immola , sans pitié pour sa mère !
^ Or, une fleur, pâle comme Lois, De son beau sang sur l'heure vint éclore , Et de son nom prit le doux nom de lis; Fleur il était , et fleur il est encore.