‹ uvres complètes de MillevoyeChapitre 15 sur 40 · ÉGLOGUE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

ÉGLOGUE NEUVIÈME

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LYCIDAS, MERIS.

vju se tournent tes pas, Méris? vers la cité?

AIJiRIS.

J'ai vécu trop long-teu)ps. Ah! qui î'cût redouté? L'usurpateur a dit: « Tous vos champs tributaires «Sont k moi seul; fuyez, maîtres hérédilaires. » Et moi, triste, vaincu, (tant h; suri |)cnl ( li;mL;er!) Je porte mes chevreaux aux mains de l'étraDger: Que ce don soit fatal !

EGLOG E IX. 71

tYCIDAS.

Des lieux où la colline Sous le fertile soc plus mollement s'incline, Jusqu'au vieux hêtre , au front brisé par les hivers, Ménalque est maître encore, et le doit à ses vers.

MÉRIS

Ainsi le racontait l'errante Renommée;

Mais notre voix se perd dans le bruit d'une armée:

La colombe se tait devant l'aij^le sacré.

Si le corbeau, des flancs du chêne révéré.

Ne nous eiit défendu la guerre meurtrière,

Ménalque ni Méris ne verraient la lumièfe.

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