I) A M KT E
Enfants, vous (pii cueillez et la fraise et les fleurs, Fuyez! l'hydre est caché sous les ^'azons trompeurs.
M EN A LQU E.
Brebis, éloignez-vous de la rive infidèle:
Le bélier tremble encore, et sa toison ruisselle.
O ïityre, du fleuve écartez les chevreaux;
Au temps prescrit, j'irai les baigner dans k-s eaux.
M li N A L Q U K.
Ramenez vos troupeaux de la plaine embrasée ; IVaijuère nous pressions leur mamelle épuisée.
D AMKT E.
Comme en ces prés féconds mon troupeau s'amaigrit ! Le troupeau meurt du mal dont le pasteur périt.
MÉN ALQUE.
Mes agneaux de l'amour ignorent l'amertume; Je ne sais quel venin, cependant, les consume.
D A ai i: T F. .
Dis (et comme Apollon tu seras révéré) En rpiel lieu dans trois pieds le ciel est resserré.
Dis-moi d'un nom royal quelle fleur se décore, Damète, et je consens que ma Phyllis t'adore. »
I! serait cuire vous n)al-aisé de juger :
Le prix est à tous deux, ainsi qu'à tout berger Qui fait craindre d'amour les plaisirs et les peines. Les prés sont rafraîchis; refermez les fontaines.
35 I.KS îîV COLIQUES DE VIRGILE.