‹ uvres complètes de MolièreChapitre 108 sur 553 · CTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

CTE II, SCÈNE V

fait l'honneur de me tenir pour son ami , prend confiance en moi, et me donne une bague à garder pour lamour de

Ici. (A monsieur de Pourceangnac.) Oui, je trOUVe que je puis VOUS

dire les choses sans blesser ma conscience : mais tâchons de vous les dire le plus doucement qu'il nous sera possible, et d'épargner les gens le plus que nous pourrons. De vous dire que cette fîlle-là mène une vie déshonnête- cela seroit un peu trop fort. Cherchons, pour nous expliquer, quelques termes plus doux. Le mot de galante aussi n'est pas assez : celui de coquette achevée me semble propre à ce que nous voulons, et je m'en puis servir pour vous dire honnêtement ce qu'elle est.

MONSIECR DE POURCEADCNAC.

L'on me veut donc prendre pour dupe"

SBRIGAM.

Peut-être, dans le fond, n'y a-t-il pas tant de mal que tout le monde croit ; et puis il y a des gens, après tout, qui se mettent au-dessus de ces sortes de choses, et qui ne croient pas que leur honneur dépende...

MONSIEUR DE POURCEAUOAC.

Je suis votre serviteur; je ne me veux point mettre sur la tète un chapeau comme celui-là ; et l'on aime à aller le front levé dans la famille des Pourceaugnac.

SBRIGAM.

Voilà le poio.

MONSIEUR DE PODRCEAUGNAC.

Ce vieillard-là?

SBP.ICANI.

Oui. Je me retire.

3CÈNE V. - GROKTE, MONSIElfR DE POURCEAUGXAC.

MONSIEUR DE PODRCEAUGNAC,

Bonjour, monsieur, bonjour.

ORONTE

Serviteur, monsieur, serviteur

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Vous êtes monsieur Oronte, n'est-ce pas?

oaoNis.

Oui

un MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

MONSIEUR DE POURCEAlGNi.C.

Et moi, monsieur de Pourceaiignac.

ORONTE

A la bonne heure.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Croyez-vous, monsieur Oronte, que les Limosins soie lies sots?

ORONTE

Croyez-vous, monsieur de Pourceaugnac, que les Parisiens soient des bêtes?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Vous imaginez-vous, monsieur Oronte, qu'un homme comme moi soit affamé' de femme?

ORONTE

Vous imaginez-vous , monsieur de Pourceaugnac , qu'une fille comme la mienne soit affamée '^ de mari?

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