‹ uvres complètes de MolièreChapitre 120 sur 553 · SCÈNE I. - ÉRASTE, SBRIGANI · texte numérisé non relu

SCÈNE I. - ÉRASTE, SBRIGANI

SBRIGANI

Oui, les choses s'acheminent où nous voulons, et comme les lumières sont fort petites , et son sens le plus borné du monde , je lui ai fait prendre une frayeur si grande de la sévérité de la justice de ce pays, et des apprêts qu'on faisoit déjà pour sa mort, qu'il veut prendre la fuite; et, pour se dérober avec plus de facilité au\ gens que je lui ai dit qu'on avoit mis pour l'arrêter aux portes de la ville, il s'est résolu à se déguiser; et le déguisement qu'il a pris est l'habit de femme '.

ÉRASTE

0t voudrois bien le voir en cet équipage.

SBRIGANI

Songez , de votre part , à achever la comédie ; et tandis que je jouerai mes scènes avec lui, allez-vous-en... (ii loi car b«i i l'oreille.) Vous entendez bien ?

ÉRASTE

Oui.

SBRIGANI

Et lorsque je l'aurai mis où je veux...

|I.' lui parla à l'oreille^ ÊRASTF

Fort bien.

' ?AR. Csi i'fcau.l (i'BiM fpnim

SERIGANl.

Et quand le père aura été averti par moi...

(Il lui parle encore à l'oreille.^ ÉRASTE.

Cela va le mieux du monde.

SBRIGANI

Voici notre demoiselle. Allez vite, qu'il ne nous voie en semble.

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