‹ uvres complètes de MolièreChapitre 17 sur 553 · ACTS I, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTS I, SCENE VIII

VALÈRE

Vous avez raison : voilà qui dccitle tout ; cela s'entend. Il f a des gens qui pourroient vous dire qu'en de telles occasions, l'inclination d'une fîUe est une chose, sans doute, où l'on doit avoir de l'éfjard ; et que cette grande inégalité d'âge, d'humeur et de sentiments, rend un mariage sujet à des accidents très fâcheux.

nARPAGOK.

Sans dot!

VALÈRE

Ah ! il n'y a pas de réplique u cela ; on le sait bien. Qui diantre peut aller là contre? Ce n'est pas qu'il n'y ait quantité de pères qui aimeroient mieux ménager la satisfaction de leurs filles, que l'argent qu'ils pourroient donner ; qui ne les voudroient point sacrifier à l'intérêt, et cbercheroient plus que toute autre chose à mettre dans un mariage cette douce conformité qui, sans cesse, y maintient l'honneur, la tranquillité et la joie; et que...

nARPÂGOM.

Sans dot 1 !

Il est vrai; cela ferme la bouche à tout. Sans dot! Le moyen de résister à une raison comme celle-là?

HARPAGON, à part, regardant du côté du jardin.

Ouais ! il me semble que j'entends un chien qui aboie. N'est-ce point qu'on en voudroil à mon argent? (à vaiére.) Ne bougez ; je reviens tout à l'heure.

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