‹ uvres complètes de MolièreChapitre 172 sur 553 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

cesse, sans défense, dcmeuroit exposée à la furL* de la bête, lorsque Soslrate a paru , comme si les dieux l'eussent envoyé.

ERIPniLE.

Hé bien! Clitidas?

CLIÏIDAS.

Si mou récit vous ennuie , madame , je remettrai le reste à une autre fois.

ÉRIPUILE.

Achève promptement.

CUTIOAS.

Ma foi, c'est promptement de vrai que j'achèverai ; car un peu de poltronnerie m'a empêché de voir tout le détail de ce combat; et tout ce que je puis vous dire, c'est que, retournant sur la place, nous avons vu le sanglier mort, tout vautré dans son sang; et la princesse pleine de joie, nommant Sostrate son libérateur, et l'époux digne et fortuné que les dieux lui marquoient potir vous. A ces paroles , j'ai cru que j'en avois assez entendu ; et je me suis hâté de vous en venir, avant tous, apporter la nouvelle.

ÉBIPHILE

Ah! Clitidas, pouvois-tu m'en donner une qui me pût être plus agréable?

CLITIDAS.

Voilà qu'on vient vous trouver.

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