‹ uvres complètes de MolièreChapitre 270 sur 553 · SCÈNE V. — AGLAURE, CIDIPPE, LYCAS · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — AGLAURE, CIDIPPE, LYCAS

AGLADRE.

Si ton ordre n'est pas jusqu'à nous étendu,

Dis-nous quel grand malheur nous couvre ta IrisUsso,

LYCAS

Hélas! ce grand malheur, dans la cour répandu,

Vojez-le vous-même, princesse, Dans l'oracle qu'au roi les destins ont rendu. Voici ses propres mots, que la douleur, madame,

A gravés au fond de mon ame :

« Que l'on ne pense nullement

■ A vouloir de Psyché conclure l'hyménée;

» Mais qu'au sommet d'un mont elle soit prompleinent

» En pompe fuuèbio menée,

» Et que , de tous ahamkinnée , • Pour époux elle attende en ces lieux constamment » Un nionslre dont on a la vue empoisonnée,

■ Un serpent qui répand son venin en tous lieux,

» Et trouble dans sa rage et la terre et les cieux. »

Après un arrêt si sévère , Je vous quitte, et vous laisse à juger entre vous Si , par de plus cruels et plus sensibles coups , Tous les dieux nous pouvoient expliquer leur colère.

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