LES DEUX HOMMES
Pourquoi ce coiirroni si puis^aol wulre un cœur innocent?
0 rigueur inouïe!
Trancber de si beaux joan Lorsqu'ils donnent la vie A tant d'amours !
FEMME DÉSOLÉE
Que c'est un vain secours contre un mal sans reasete, Que d'inutiles pleurs et des cris superflus! Quand le ciel a donné des ordres absolus, Il faut que l'effort humain cède.
Odieux! (;iuelle douleur, etc. *.
■ M. de Monmerqué a découvert dans les papi<Ts de Conrard, un sonnCsi ■dresté par Molièie à La Moitié Le Vayer sur la mort de son fils. Les premian Tende ce sonnet se retrouvent ici presque sans changements. (Voyei le sounel à la fin des œuvres de Molière.)
Celle imilaiion des paroles ^^ . '^ '^'*'= FoBleaeile, et se trouve dins sou , «péra de Ptyehé.
PSYCHE
Je ne veux point, dans cette ndversité^ Parer mon cœur d'insensibililé,
Et cacher l'ennui qui me touche.
Je renonce^ la vanilé
De cette dureté farouche
Que l'on appelle fermeté ;
Et de quelque façon qu'on nomme Cette vive douleur dont je ressens les coups, Je veux bien l'étaler, ma fille, aux yeux de tous. Et dans le cœur d'un roi montrer le cœur d'un homme
Je ne mérite pas cette grande douleur : Opposez , opposez un peu de résistance
Aux droits qu'elle prend sur un cœur Dont mille événements ont marqué la puissance. Quoi ! faut-il que pour moi vous renonciez , seigneur,
A cette royale constance Dont vous avez fait voir, dans les coups du malheui's
Une fameuse expérience?
LE ROI
La constance est facile en mille occasions.
Toutes les révolutions Où nous peut exposer la fortune inhumaine, La perte des grandeurs, les persécutions, Le poison de l'envie et les traits de la haine ,
N'ont rien^que ne puissent, sans peine.
Braver les résolutions D'une ame où la raison est un peu souveraine;
Mais ce qui porte des rigueurs
A faire succomber les cœurs
Sous le poids des douleurs amère«,
Ce sont, ce sont les rudes traits
De ces fatalités sévères
Qui nous enlèvent pour jamais
Les personnes qui nous sont chères,
La raison , contre de tels coups ,
N'offre point d'armes sccourables ;
Et voilà, des dieux en courroux,
Les foudres les plus redoutables
Qui se puissent lancer sur nous.