ACTE !1, SCENE I
PSTCHK.
Ah : seigneur, je tremble des crimes Que je vous fais commettre, et je dois me baïr...
LE ROI
Ah! qu'ils souffrent du moins mes plaintes légilimeaj
Ce m'est assez d'effort que de leur obéir;
Ce doit leur être assez que mon cœur l'abandonne
Au barbare respect qu'il faut qu'on ait pour eux,
Saiis prétendre gêner la douleur que UiC donne
I"; pouvanlable arrêt d'un sort si rigoureux.
y.tm juste désespoir ne sauroit ^3 contraindre;
Jo veux, je veux garder ma dou-eur à jamais ;
Je \eux senlii- loiijouis la perte que je fais;
De la rigueur du ciel je veux toujours me plaindre;
Je \eux, jusqu'au trépas, incessamment pleurer
Ce que tout l'univers ue peut lue réparer.
PSYCHÉ
Ah! de grâce, seigneur, épargnez ma foiblesse; J'ai besoin de constance en l'état où je suis. Ke fortifiez point l'excès de mes enuuis
Des larmes de votre tendresse.
Seuls ils sont assez forts, et c'est trop pour mon cœur De mon destin et de votre douleur.
LE ROI
Oui, je dois l'épargner mon deuil inconsolable. Voici l'inslaut fatal de m'arracher de toi; Mais comment prononcer ce mot épouvantable? n le faut toutefois ; le ciel m'en fait la loi :
Une rigueur inévitable M'oblige à te laisser en ce funeste lieu. Adieu; je vais... Adieu'
Ce qui suit jusqu'à la fin de la pièce est de M. Corneille, à la réserve de la première scène du troisième acte, qui est.dâ la même main que ce qui a précédé.
' La lltaitioB de Psyché et de son péra est U taim* que celle d'Iphigeua â 4'Ag>B*mDon. Le père de Psyché est plus toucbaiil qi.â le rui de l!vc>:nea, pirrr fS'U n* nérite en rien son malheur, qu'il ne peut rien pour s'y soustraire, e' (ce riea ae pourra l'en consoler. Mais, d'un autre cité, Iphigénie, laiisant 4eha;per ces regrets si naturels dans une jeune Slle qui va perdre, atec la tic <«'e!le aime, un amant qu'elle chérit encore daTantage, est bien plus attendrisl&Dtc qae Psyché encourageant son père à la constance, et lui remontrant ea (bM doit à u qiulité de roi et i «on respect pour lea dieax. (Aysei.)
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