‹ uvres complètes de MolièreChapitre 280 sur 553 · SCÈNE III. — PSYCHÉ, seule · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — PSYCHÉ, seule

Enfift, seule et toute à moi-même, Se puis envisager cet affreux changement Qui, du haut d'une gloire extrême, Me précipite au monument.

Cette gloire étoit sans seconde ; L'éclat s'en répandoit jusqu'aux deux bouts du mondCv Tout ce qu'il a de rois sembloient faits pour m'aimerj Tous leurs sujets, me prenant pour déesse, nu 2 1

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Commençaient à m'accoutumer

Aux encens qu'ils m'offroient sans cesse; Leurs soupirs me suivoient, sans qu'il m'en coâtâlfien Mon ame restoit libre en captivant tant d'ames^

Et j'étois, parmi tant de naunncs, Reine de tous les cœurs et maîtresse du mien •.

0 ciel! m'auriez-vous fait un crime

De cette insensibilité?

Déployez-vous sur moi tant de sévérité.

Pour n'avoir à leurs vœux rendu que de l'estiine^*

Si vous m'imposiez cette bi , Qu'il fallût faire un choix pour ne pas vous déplaitf».

Puisque je ne pouvois le faire,

Que ne le faisiez-vous pour moi?

Que ne m'inspiriez-vous ce qu'inspire à tant d'autres Le mérite, l'amour, et... Mais que vois-je ici?

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