‹ uvres complètes de MolièreChapitre 281 sur 553 · SCÈNE IV. — CLÉ03IÈNË, AGÉNOR, PSYCliÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — CLÉ03IÈNË, AGÉNOR, PSYCliÉ

ClÉOMÈNE.

Deux amis, deux rivaux, dont l'unique souci

Est d'exposer leurs jours pour conserver les vôtres.

PSYCHÉ

Puis-je vous écouter, quand j'ai chassé doux sœurs? Princes, contre le ciel pensez- vous me défendre? Vous livrer au serpent qu'ici je dois attendre , Ce n'est qu'un désespoir qui sied mal aux grand* cœurs;

Et mourir alors que je meurs ,

C'est accabler une ame tendre

Qui n'a que trop de ses douleurs.

ACÉNOR.

Un serpent n'est pas invincible :

Cadmus, qui n'aimoit rien, défit celui de Mars. Nous aimons, et l'Amour sait rendre tout possible

Au cœur qui suit ses étendards, A la main dont lui-même il conduit tous les dard»

PSYCHÉ

'■> oulez-vous qu'il vous serve eu faveur d'une ingrate

' Ces yers sont d'autant plus remarquables, qu'ils s'éloignent beaucoup <i« jenre de Corneille. Nous verrons ce grauil poêle exprimer la passion de l'amour ;,Tec un i-'harme qui étoDoe dans UQ ■«Jsili.'ri! dont l'aoïc r'éloit nourrie il'objetf siiiiliiue». (PtttiUl.)

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