SCÈNE IV. — CLÉ03IÈNË, AGÉNOR, PSYCliÉ
ClÉOMÈNE.
Deux amis, deux rivaux, dont l'unique souci
Est d'exposer leurs jours pour conserver les vôtres.
PSYCHÉ
Puis-je vous écouter, quand j'ai chassé doux sœurs? Princes, contre le ciel pensez- vous me défendre? Vous livrer au serpent qu'ici je dois attendre , Ce n'est qu'un désespoir qui sied mal aux grand* cœurs;
Et mourir alors que je meurs ,
C'est accabler une ame tendre
Qui n'a que trop de ses douleurs.
ACÉNOR.
Un serpent n'est pas invincible :
Cadmus, qui n'aimoit rien, défit celui de Mars. Nous aimons, et l'Amour sait rendre tout possible
Au cœur qui suit ses étendards, A la main dont lui-même il conduit tous les dard»
PSYCHÉ
'■> oulez-vous qu'il vous serve eu faveur d'une ingrate
' Ces yers sont d'autant plus remarquables, qu'ils s'éloignent beaucoup <i« jenre de Corneille. Nous verrons ce grauil poêle exprimer la passion de l'amour ;,Tec un i-'harme qui étoDoe dans UQ ■«Jsili.'ri! dont l'aoïc r'éloit nourrie il'objetf siiiiliiue». (PtttiUl.)