SCÈNE IV. — L'AMOUR, PSYCHÉ
l'amour.
Quand vous leur ferez voir ce bienheureux séjour^ De ces trésors faites-leur cent largesses, Prodiguez-leur caresses sur caresses ; Et du sang, s'il se peut, épuisez les tendresse»,
Pour vous rendre toute à l'amour.
Je n'y mêlerai point d'importune présence ; Mais ne leur faites pas de si longs entretiens : Vous ne sauriez pour eux avoir de complaisance , Que vous ne dérobiez aux miens.
Votre amour me fait une grâce Dont je n'abuserai jamais.
l'amour.
Allons voir cependant ces jardins, ce palais, Où vous ne verrez rien que votre éclat n'efface. Et vous, petits Amours, et vous, jeunes Zéphyrs, Qui pour armes n'avez que de tendres soupirs, Montrez tous à l'envi ce qu'à voir ma prin -esse Vous avez senti d'allégresae.
' CeUe tirade est imitée de la tragédie de Pyrame et Thiibé, par Tb»opkiie> tjTame dit à Thisbé, acte IV, scène I :
Hais je me sens jaloui de tout ce qui te touche,
De l'air qui si souvent entre et sort par ta bouche;
Je crois qu'à ton sujet le soleil fai'. le jour
Avecque des flambeaux et d'envie et d'amour.
les Qeui s que sous tes pas tous les chemins produisent,
Dans rbouaeur qu'elles ont de te plaire, me nuisent, etc.
TROISIÈME INTERMEDE.
TROISIÈME INTERMÈDE
Il se fait une entrée de ballet de quatre Amours et ilc quatre Zéphyrs, interrompue deux fois par un dialogue chanté par uo Amour et un Zéphyr.