‹ uvres complètes de MolièreChapitre 312 sur 553 · SCÈNE V. - VÉNUS, L'AMOUR; PSYCIiÉ, o^a · texte numérisé non relu

SCÈNE V. - VÉNUS, L'AMOUR; PSYCIiÉ, o^a

VÉNCS

La menace est respectueuse; Et, d'un enfant qui fait le révolté, La colère présomptueuse.—

396 F5YCHE.

l'Àmoir.

Je ne suis plus enfant, et je l'ai trop été ; Et ma colère est juste autant qu impétueuse.

VENUS

L'impétuosité s'en devroit retenir ;

Et vous pourriez vous souvenir

Que vous me devez la naissance l'amour.

Et vous pourriez n'oublier pas Que vous avez un cœur et des appas

Qui relèvent de ma puissance ; Que mon arc de la vôtre est l'unique souliec.

Que sans mes traits elle n'est rien;

Et que si les cœurs les plus braves En triomphe, par vous, se sont laissé traîner,

Vous n'avez jamais fait d'esclaves

Que ceux qu'il m'a plu d'enchaîner!

Ke me vantez donc plus ces droits de !a naissa

Qui tyrannisent mes désirs; Et, si vous ne voulez perdre mille soupirs, Songez , en me voyant, à la reconnoissanco.

Vous qui tenez de ma puissance

Et votre gloire et vos plaisirs.

VÉHOS.

Comment l'avez-vous défendue ,

Cette gloire dont vous parlez?

Comment me l'avez-vous rendue?

Et, quand vous avez vu mes autels désolé», Mes temples violés, Mes honneurs ravalés, Si vous avez pris part à tant d'ignominie,

Comment en a-t-on vu punie

Psyché, qui me les a volés?

Je vous ai commandé de la rendre charmée

i)u plus vil de tous les mortels'.

Qui ne daignât répondre à son ame enflammée

yue par des rebuts éternels.

Par les mépris les plus criif^ls;

El vous-même l'avez a>mée?

* T^A. S'il plut Tit dtj uiorieis.

ACÎE V, SCÊiNE V. 307

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