‹ uvres complètes de MolièreChapitre 313 sur 553 · V. us avez contre moi séduit des immortels · texte numérisé non relu

V. us avez contre moi séduit des immortels

st pour vous qu'à mes yeux les Zépliyrs l'onl cachée;

Qu'Apollon même, suborné, Par un oracle adroitement tourué, M^ l'avoit si bic;i arrachée, '^ue si sa curiosité.

Par une aveugle défianca- IN'e l'eût rendue a ma vengeance.

Elle échappoit à mon cœili- irrité.

Voyez l'état «ù voire amour Ta mise, ^otre Psyché : sou ame va partir; V, ycz; et, si la vôtre en est encore éprise,

Picccvcz son dernier soupir.

Menacez, bravez-moi, cependant qu'elle expiro :

Tant d'iusolence vous sied bien; Et je dois endurer quoi qu'il vous plaise dire. Moi qui, sans vos traits, ne puis rien. l'amolu.

Vous ne pouvez que trop, dées?e impitoyable! Le Destin l'abandonne à tout votre courroux ;

Mais soyez moins inexorable Aux priùres, aux pleurs d'un fils à vos genoui. Ce doit vous être un spectacle assez doux De voir d'un œllPsyclié mourante, Et de l'autre ce fils, d'une voix suppliante, Ne vouloir plus tenir son bonheur que de vous. Rendez-moi ma Psyché, rendez-lui tous ses charmes.,

Headez-la, déesse, à mes larmes; rtendez à mon amour, rendez à ma douleur. Le charme de mes veux et le choix de mon cœur

VENUS

Quelque amour que Psyché vous donne , -e ses malheurs par moi n'attendez pas la fin.

Si le Destin me 1 abandonne.

Je l'abandonne à son destin.

Ne m'impoi fuuez plus; et, dans cette infortune Laissez-la, sans Vénus, triompher ou périr.

L'AJIOrR.

Hélas î si je vous importune , Je ne le ferois pas si je pouvois mourir.

UI. 2 à

59S rsYCÎIE.

VÉNLS-

Cotte douleur n'est pas commune, Qui force un immortel à souhaiter la mort,

L'AilOLR.

Voyez, par son excès, si mon amour est forl^ Ne lui ferez-vous gfrace aucune?

VLNLS.

Je vous Tavouc, il me touche le cœur, Votre amour ; il désarme, il iléchit ma rigueu? :

Votre Psyché reverra la lumière.

l'amour.

Que je vous vais partout faire donner d'encens!

VÉKCS.

Oui, vous la reverrez dans sa beauté première;

Mais de vos vœux reconnoissants

Je veux la déférence entière; Je \eus qu'un vrai respect laisse à mon amitié

Vous choisir une autre moitié.

l'amolr.

Et moi, je ne veux plus de giace :

Je reprends toute mou audace;

h veux Psyché, je veux sa foi ; Je veu\ qu'elle revive, et revive pour moi; Et tiens indifférent que votre haine lasse

En faveur d'une autre se passe.

Jupiter, qui paroit, va juger entre nous De mes emporlemenls et de \otre courroux.

Après quelques éclairs et des ro ilcmeats de tonnerre, Jupiter paroit en l'air sur son aig-le. .

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