‹ uvres complètes de MolièreChapitre 351 sur 553 · SCÈNE IX. — ARGANTE, SCAPIN. SYLVESTRE, aegaiee «c · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. — ARGANTE, SCAPIN. SYLVESTRE, aegaiee «c

si>adassiD.

SYLVESTRE

Scapiii, faites-moi connoître un peu cet Argante qui est père dOctave.

Pou. quoi, monsieui?

SYLVESTRE

Je viens d'apprendre qu'il veut me mettre en procès, et faire rompre par justice le mariage de ma sœur.

SCAPIiN.

Je ne sais pas s'il a cette pensée; mais il ne veut point consentir aux deux cents pistoles que vous voulez; et il dit que c'est trop.

SYLVESTRE

Par la mort! par la téteî par le ventre! si je le trouve, je le veux échiner, dussé-je être roué tout vif.

(ArgaDte, pour D'être point va, se lient en tremblant derrière Scapln.) SCAPIN.

Monsieur, ce père d'Octave a du cœur , et peut-être ne

vous craindra-t-il point.

SYLVESTRE

Lui, lui? Par le sang! par la tête! s'il éfoit là, je lui don- Derois tout à l'heure de l'épée dans le ventre. (Aperceyau» Argante.) Qui est cet homme-là ?

SCAPIN

Ce n'est pas lui, monsieur; ce n'est pas lui.

SYLVESTRE

N'est-ce point quelqu'un de ses amis?

SCAPIN

Non, monsieur ; au contraire, c'est son ennemi capitah

Son ennemi capital?

SCAPIN

Oui.

SYLVESTRE

Ah ! parbleu, j'en suis ravi, (a Argante.) Vous êtes ennemi, monsieur, de ce faquin d Xrganle? Hé?

SCAPIN

Oui, oui; je vous en réponds.

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