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Non, madarae ; mon cœur, qui disMmule peu, Ne sent nulle contrainte à faire un libre aveu. Dans aucun embarras un tel pas ne me jette; Et j'avouerai tout haut d'une ame franche et nette. Que les tendres liens où »e suis arrêté,
(Monti-anl Henriette.)
Mon amour et mes vœux , sont tout de ce côté.
Qu'à nulle émotion cet aveu ne vous porte;
Vous avez bien voulu les choses de la sorte.
Vos attraits m'avoient pris , et mes tendres soupirs
Vous ont assez prouvé l'ardeur de mes désirs ;
Mon cœur vous consacroit une flamme immortelle :
Mais vos yeux n'ont pas cru leur conquête assez belle
J'ai souffert sous leur joug cent mépris différents;
Ils régnoient sur mon ame en superbes tyrans ;
Et je me suis cherché , lassé de tant de peines ,
Des vainqueurs plus humains, et de moins rudes chaîne*.
(MoDtraDt Henriette.)
Je If s ai rencontrés, madame, dans ces yeux. Et hurs traits à jamais me seront précieux; D'un regard pitoyable ils ont séché mes larmes, Et n'ont pas dédaigné le rebut de vos charmes. De si rares bontés m'ont si bien su toucher, Qu'il n'est rien qui me puisse à mes fers arracher. Et j'ose maintenant vous conjurer, madame, De ne vouloir tenter nul effort sur ma flamme, De ne point essayer à rappeler un cœur Résolu de mourir dans cette douce ardeur.
ARM.\NDE.
Hé! qui vous dit, monsieur, que l'on ait cette iinvie.. Et que de vous enlîn si fort on se soucie ? Je vous trouve plaisant de vous le figurer. Et bien impertinent de me le déclarer '.
HENRILTTE.
Hé! doucement, ma sœur. Où donc est la morale
* Arsinoc dit également à Alceste nui !a refuse :
Eh! croyez-vons, monsieur, qu'on ait cette pensée, El i)iie de vous avoir on soi tant empressée? Je vous trouve un esprit bien plein de vanité. Si de celte créance il peut s être Saiié.