SCENE VIII. — PHILAMl.NTE, CHRYSALE
PniI.AMlNTE.
Avez-vous à lâcher encore quelque trait?
CHUYSALE.
Moi ? Non. Ne parlons plus de querelle ; c'est fafit. Discourons d'autre affaire. A votre fille aînée On voit quelque dégoût pour les nœuds d'b'y menée; C'est une philosophe enfin, je n'en dis rien ; Elle est bien gouvernée, et vous faites fort bien : Mais de tout autre humeur se trouve sa cadette ; Et je crois qu'il est bon de pourvoir Henriette, De choisir un mari...
PniLAMlNTE.
C'est à quoi j'ai songé.
Et je veux vous ouvrir l'intention que j'ai. Ce monsieur Trissotin, dont on nous fait un crim©; Et qui n'a pas l'honneur d'être dans votre estime, Est celui que je prends pour l'époux qu'il lui faut; Et je sais mieux que vous juger de ce qu'il vaut. La contestation est ici superflue ; Et de tout point chez moi l'affaire est résolue. Au moins ne dites mot du choix de cet époux; Je veux à votre fille en parler avant vous. J'ai des raisons à faire approuver ma conduite, Et je connoîtrai bien si vous l'aurez instruite.