‹ uvres complètes de MolièreChapitre 430 sur 553 · SCÈNE M. - TRISSOTIN, PHILAMINTE, ARMANDBp BÉLISE, HENRIETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE M. - TRISSOTIN, PHILAMINTE, ARMANDBp BÉLISE, HENRIETTE

TRISSOTIN

A mon emportement ne donnez aucun blâme ; C'est votre jugement que je défends , madame, Dans lu sonnet qu'il a laudace d'attaquer.

PHILAMINTE

A voue remettre bien je me veux appliquer; Mais parlons d'autre affaire. Approch'^z, Henriette-, Depuis assez longtemps mon ame sinquièle De ce qu'aucun esprit en vous ne se fait voir; Mais je trouve un moyen de vous en taire avoir.

HENRIETTE

C'est prendre un soin pour moi qui n'est pas nécessaire : Les doctes entretiens ne sont point mon affaire; J'aime à vivre aisément; et, dans tout ce qu'on dit, U faut se trop peiner pour avoir de l'esprit; C'est une ambition que je n'ai point en tête.

' L'ue tceae semblable à celle de Tnisotin et de TaOïus avait eu lieu entra ■éia?eet Colin, chei Mademoiselle, fille de Gaston de France. Le sujet de la di*2 ute avait été prccisemeut Ip Sonnet à mademoiselle de Lonyueville, intitulé ^t t: olière : Sonnet à la princesse Uranxe. En ceUe parlie de la pièce, Molière, (Cil lin coDteniporain, ne fit que rio^r .i:.'rêa!iHaCDt let douceur» que les deux I - »e dirent l'on i '.'aiilre.

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