‹ uvres complètes de MolièreChapitre 431 sur 553 · I.a beauté du visage est un frêle ornement · texte numérisé non relu

I.a beauté du visage est un frêle ornement

Une fleur passagère, un éclat d'un moment,

Et qui n'est attaché qu'à la simple épiderme;

Mais celle de l'esprit est inhérente et ferme.

J'ai donc cherché longtemps un biais de vous donner

La beauté que les ans ne peuvent moissonner,

De faire entrer chez vous le désir des sciences,

De vous insinuer les belles connoissances ;

Et la pensée enfin où mes vœux ont souscrit ,

C'est d'attacher à vous un homme plein d'esprit.

HoQirant Trissolin.)

Et cet homme est monsieur, que je vous détermine* A voir comme l'époux que mon choix vous destine.

HEMîlLTTE.

Moi! ma mère?

Oui , vous. Faites la sotte un peu.

BELISE , à TrissotiD.

Je VOUS entends; vos yeux demandent mon aveu Pour engager ailleurs un cœur que je possède. Allez; je le veux bien. A ce nœud je vous cède; C'est un hymen qui fait votre établissement.

TRISSOTIN , à HcDrielle.

Je ne sais que vous dire en mon ravissement. Madame; et cet hymen, dont je vois qu'on m'honore, Me met...

HENRIETTE

Tout beau! monsieur; il n'est pas fait encore : Ne vous pressez pas tant.

PHILAMINTE

Comme vous répondez!

Savez-vous bien que si...? Suffit. Vous m'entendei.

(A Xrissutio.)

Elle se rendra sage. Allons, laissons-la faire.

* C'esl-à-dire : que je vou» ordonne de regarder coiume, et

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