‹ uvres complètes de MolièreChapitre 447 sur 553 · TRI · texte numérisé non relu

TRI

bi t rTi vous offenser, Mon offense envers vous n'est pas prête à cesser. Cette ardeur, jusqu'ici de vos yeux ignorée, Vous consacre des vœux d'éternelle durée. Rien n'en peut arrêter les aimables transports ; Et, bien que vos beautés condamnent mes efforts, i( ne puis refuser le secours d'une mère Qui prétend couronner une flamme si chère ; El, pourvu que j'obtienne un bonheur si charmant, Pourvu que je vous aie , il n'importe comment.

nENRiETTE.

Mais savez-vous qu'on risque un peu plus qu'on ne pense

A vouloir sur un cœur user de violence ;

Qu'il ne fait pas bien sûr, à vous le trancher net,

D'épouser une tille en dépit qu'elle en ait ;

Et qu'elle peut aller, en se voyant contraindre,

A des ressentiments que le mari doit craindre?

TRISSOTIN

Un tel discours n'a rien dont je sois altéré ' : A tous événements le sage est préparé. Guéri, par la raison, des foiblesses vulgaire», 11 se met au-dessus de ces sortes d'affaiies, Et n'a garde de prendre aucune ombre d'ennui De tout ce qui n'est pas pour dépendre de lai.

HE^RIETTE.

En vérité, monsieur, je suis de vous ravie; Et je ne pensois pas que la philosophie Fût si belle qu'elle est, d'instruire ainsi les geas A porter constamment de pareils accidents. Cette fermeté d'ame, à vous si singulière, Vlérile ou'on lui donne une illustre nialiùre. Est dierne de ùouver qui prenne avec anonr

' C'est-à-dire trovbU.

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