III
fi02 LE MALADE IMAGINAIRE.
ANGELIQUE
Le plus honnête du monde.
ARGAN
Qui parle bien latin et grec.
ANGÉLIQUE
C'est ce que je ne sais pas.
ARGAN
Lt qui sera reçu médecin dans trois joui-».
ANGÉLIQUE
Lui, mon père?
ARGAN
Oui. Est-ce qu'il ne te l'a pas dit?
ANGI XIQUn.
Non, vraiment. Qui vous l'a dit, à vous?
ARGAN
Monsieur Purgon.
ANGÉLIQUE
Est-ce que monsieur Purgou le connoît?
La belle demandé! Il faut bien qu'il le connoisse, puisque «'est son neveu.
ANGÉLIQUE
Cléante, neveu de monsieur Purgou?
ARGAN
Quel Cléante? Nous parlons de celui pour qui l'on t'a demandée en mariage.
ANGÉLIQUE
Ué[ oui.
ARGAN
Hé bien! c'est le neveu de monsieur Purgon, qui est 1( fils de son beau-frère le médecin, monsieur Diafoirus; et ci Ois s'appelle Thomas Diafoirus, et non pas Cléante; et nous avons conclu ce mariage-là ce malin , monsieur Purgon , monsieur Fleurant, et moi; et demain, ce gendre prétendu doit m'être amené par son père. Qu'est-ce? Vous voilà tout ébaubie !
ANCl'xiQli'E.
C'est, uioi) père, que je couiioisque \ou8 avezparlé li'uii" personne, et que j'ai entendu une autre.
T01^ETTE
Quoi! monsieur^ vous auriez fait ce dessein burlesque?