ACTE 1, SCÈNE V
AUGAN.
Se lui commande absolument de se préparer à prendre le mari que je dis.
TOINETTE
Et moi, je lui défends absolument d'en faire rien.
Ar.GAN.
Où est-ce donc que nous sommes? et quelle audace est-ce ll\, à une coquine de servante, de parler de la sorte devant son maître.''
TOINETTE
<^uand un maître ne songe pas à ce qu'il fait, une servante bien sensée est en droit de le redresser.
ARGA?!, coiiranl après ToiOfUe.
Ah! insolente, il faut que je t'assomme.
TOINETTE, évitant Ari,-aD, Cl ineltaDt la chaUe entre elle et lui.
II est de mon devoir de m'opposer aux choses qui vous peuvent déshonorer.
ARGAN, courant après Tolnetle amour de la chaise avec soa biton.
Viens, viens, que je t'apprenne à parler.
TOINETTE, se sauvant du côlê où n'est point Argau.
Je m'intéresse, comme je dois, à ne vous point laisser faire de folie.
ARGAN, de même.
Chienne !
TOINETTE, de même.
Non, je ne consentirai jamais à ce mariage.
ARGAN, de même.
Pendarde !
TOOETTE, de même.
Je ne veux point qu'elle épouse votre Thomas Diafoirus.
ARGAN, de même.
Carogne !
TOINETTE, de même.
Et elle m'obéira plutôt qu'à vous.
ARGAN, s'arrélant.
Angélique, tu ne veux pas m'arrêter cette coquine-là?
ANGÉLIQUE
Hé! mon pire, ne vous faites point malade.
ARGAN, à Angeliqae.
Si tu ne me l'arrêtes, je te donnerai ma malédictioo
608 LE MALADE IMAGINAlR/L.
TOINETTE, en seu «iiiâi»
El moi, je la déshériterai, si elle vous obéit. 5;
ARGAN, se jetant dans sa chai *>
Ah! ah! je u'en puis plus. Voilà pour me faire mourir*. ' SCÈNE VI. - BÉLINE, ARGAN. |
ARGAN
Ah! ma femme, approchez. M
BÉLINE. 'i
Qu'avez-vous, mon pauvre mari? -ï
ARGAN
Venez-vous-en ici à mon secours.
BÉLINE.
Qu'est-ce que c'est donc qu'il y a, mon petit QU *