ACTE î, SCLISE XI
quelque conspira lion contre vos intérêts, où elle pousse votre
|)ère.
ANGÉLIQUE
Qu'il dispose de son bien à sa fantaisie, pourvu qu'il ne •lispose point de mon cœur. Tu vois, Toinette, les desseins violents que l'on fait sur lui. Ne m'abandonne point, je te piie, dans l'extrémité où je suis.
TOINETTE
Moi, vous abandonner! J'ainierois mieux mourir. Votre belle-mère a beau me faire sa confidente, et me vouloir jeter dans ses intérêts, je n'ai jamais pu avoir d'inclination pour elle; et j'ai toujours été de Votre parti. Laissez-moi faire; j'emploierai toute chose pour vous servir; mais, pour vous servir avec plus d'effet, je veux changer de batterie, couvrir le zèle que j'ai pour vous, et feindre d'entrer dans les sentiments de votre père et de votre btlle-mère.
ANGÉLIQUE
Tâche, je t'en conjure, de faire donner avis à Cléante du
marinj^e qu'on n conclu.
TOINETTE
Je n ai personne à employer à cet office, que le vieux usurier Polichinelle, mon amant; et il m'en coulera pour cela quelques paroles de douceur, que je veux bien dépenser pour vous. Pour aujourd'hui, il est trop tard; mais demain, de grand matin, je l'envoierai quérir, et il sera ravi de...