SCÈNE VIII. — POLICHINELLE; ARCHERS, chaniaouet dans.ntfc
ARCHERS
Ah '. traître; abl fripon I c'est donc vous? Faquin, maraud, pendard, impuilent, téméraire, hisoleni, effronté, coquin, Dion, voleur.
Vous osez nous faire peur !
POLICHINELLE
Messieurs, c'est que j'élois ivre.
ARCHERS
Non, non, non, point de raison; Il faut vous apprendre à vivre.
Kn prison, vite en prison.
POLICn"îELLE.
Messieurs, je ne suis point voleur.
ARCHERS
En prison.
POLICHINELLE
Je suis un bourgeois de la ville.
ARCHERB.
Ed prison.
POLICHINELLE
Qu'ai-je fait?
ARCHERS
En prison, vite, en prison.
Messieurs, laissez-moi aller.
ARCHERS. '
Non.
Je vous prie!
Non.
Hé!
Non.
De grâce!
Non, non.
Messieurs !
Non, non, non.
S'il vous plaît.
Non, non.
Par charité'
Non, non.
Au nom du ciel!
Non, non.
Miséricorde !
POLICHINEtLÎ.,
ARCHERS
POLICHINELLE
ARCHERS
ARCHERS
POLÏCHINÇLLS.
ARCHERS
POLlCHiJfEIiS.
ARCHER
POLICHINltiE.
ARCHERS
ï>CUî;HINELl£.
ARCHERS POLlCHINELLîS
ARCHERS
Non, non, «"d, point ilr raison; 11 faul vous apprendre a vivra.
Eu (:risou, vite éo ^rieoa.
pri:mier intermède.
POLICHIAELLE.
Hé! n'cst-il rien, messieurs, qui soit capable d'attciulrir vos anics?
tRf.IIERS.
Il est aisé de nous louober; Et nous sommes humains, plus qu'on ne s.iuroil croire. Donnez-nous seulement six pistoles pour boire Nous allons tous lâcher,
POLICIUNF.LLE.
Hélas! messieurs, je vous assure que je n'ai pas un sol sur moi.
ARCriEUS.
Au dcfaul de six pi^loles, Clioisissez donc, saus façon, D'avoir trente croi|iiiguoles, Ou douze coups de bàlon.
POLICHINELLE
Si c'est une nécessité, et qu'il faille en passer par là, je choisis les croquignoles.
ARCHERS
Allons, préparez-vous, El comptez liieo les coup;.
DEUXIÈME ENTRÉE DE BALLET
Les archers danseurs lui donnent des croquignoles en cadence.
POLICHINELLE, pendant qu'on lui donne des croquignoles.
Un et deux, trois et quatre, cinq et six, sept et huit, neuf et dix, onze et douze, et treize, et quatorze et quinze.
ARCIIEBS.
Ah ! ah! vous en voulez passer!
Allons, c'est à recommencer.
POLICHINELLE
Ah! messieurs, ma pauvre Icle n'en peut plus, et vons Tenez de me la rendre comme une pomme cuite. J'ainu mieux encore les coups de bâton que de recommencer,
ARCHERS
Soil, puiR^ue le bâton est pour vous pJus cnarmant. Vous aurez, contentenicnl.
TROISIÈME ENTRÉE DE BALLET
Les archers danGcurs lui donnent des coups de bâton ea c« dence.
POLICHINELLE , complas!. les coups de bàloc.
Un , deux , trois , quatre , cinq , six. Ah , ah , ah ! je n'y eaurois plus résister. Tenez, messieurs, voilà six pisiolef que je vous donne.
ARCHERS
Ah! l'honnête homme! Ali! l'ame noble et belle 1 Adieu, seigneur; adieu, seigneur Polichinelle.
POLICHINELLE
lessieurs, je vous donne le bonsoir.
ARCHERS
Adieu, seigneur; adieu, teigneur Pnlicbiuelle. POLICHINELLE.
Votre serviteur.
ARCHERS
Adieu, leignpur; adieu, seigneur Policbiaeite^ POLICHINELLE.
Très humble valet.
ARCHERS
Adieu, seigueur ; adieu, seigneur PolichiDelle. POLICHINELLE.
Jusqu'au revoir *.
QUATRIÈME ENTRÉE DE BALLET
Ils dansent tous, en réjouissance de l'argent qu'ils oat r«çc.
< Dans Bonifaee ou le Pédant, une demi-douzaine de voleuri nneoDtrcnl Uamphurius, et lui laissent le choix on le venir en prison, ou de doooer lee tous qui restent dans sa gibecière, ou de recevoir dix fe'rules avec uDecourroiei pour faire pénitence de ses fautes. Le pédant essaie un peu de chaque chose, 61 après avoir été bien étrillé, il iinit par donner sa bourse. Celte petite scène • fourni à La Fontaine le sujet d'un conte charmant, et à Uoliere le sujet rie tOB Bieilleur intermède. (Voyez Bonifaci oh U Pédant, de Bruno Nolano, acte T» ^^vj, p. <22S.J CAimé Mutic )
FIN DU PBElMIEn ACTt.